Livre qui devrait arriver par la poste prochainement, si j'ai le temps, je glisserais un p'tit commentaire sur le blog, mais autant dire que j'ai hâte, je l'ai feuilleté, et c'est une claque, tant par son propos, sa narration et son dessin. Allez, dépêche-toi petit colis...
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samedi 7 mai 2011
vendredi 26 juin 2009
La ligne de front
"- Il me semble que ce qu'ils ont vu 'là-bas' les pousse à prendre ce risque...
- Eh bien c'est exactement pour ça que nous sommes ici : voir ce qui se passe au front qui rend nos hommes si réticents à y monter... L'exaltation de la confrontation, l'odeur de la terre retournée, et de poudre, l'imminence de l'ennemi... Peindre la guerre va être passionnant : elle est si jolie !
- Je sens que ça va cruellement manquer de tournesols... "
Le récit est complètement délirant rythmé par des dessins au graphisme saisissant et des dialogues de toute beauté, surréaliste, passionnant. Larcenet nous surprend une fois encore. Un p'tit bijou. Mais trop de jaune.
Et pour ceux qui ne connaîtraient pas Manu Larcenet:
"Né en 1969, Manu Larcenet fait ses débuts dans la musique au sein d'un groupe punk rock. Parallèlement, il publie ses premiers dessins dans des fanzines musicaux. Repéré par Fluide Glacial en 1994, il collabore à la revue jusqu'en juin 2006. Il y dessine de désopilantes planches parodiques et absurdes, sans lien les unes avec les autres. Il crée en 1998 l'espion Bill baroud (1998) et publie des recueils "thématiques" (entres autres Les super-héros injustement méconnus en 2001 ou La légende de Robin des bois en 2003). Il fonde avec Nicolas Lebedel les Rêveurs de Runes, revue et maison d'édition, qui lui permettra de diffuser des oeuvres plus intimistes et expérimentales. La première, Dallas Cow-boy (1997) dévoile ainsi les peurs et les angoisses de son adolescence. Le graphisme, plus expressif que précédemment, les rend extrêmement tangibles. Sa collaboration au sein de Spirou entre 1998 et 2004 lui permet de dessiner sur des idées de Thiriet (La vie est courte) et de co-scénariser Pédro le Coati avec Gaudelette.
Larcenet touche un public de plus en plus large à partir de son entrée dans la collection Poisson Pilote chez Dargaud où plusieurs séries verront le jour (dont les Entremondes, sur un scénario de son frère Patrice, ou les Cosmonautes du futur avec Trondheim. La consécration arrive avec le Combat ordinaire, qui aborde avec finesse des sujets intimes (rapport aux autres, condition humaine, racisme, paternité...) Le premier tome, édité en 2003, reçoit le prix du meilleur album à Angoulême en 2004. Larcenet est aujourd'hui reconnu comme un des auteurs majeurs de la bande-dessinée contemporaine, à l'instar de Joann Sfar ou Lewis Trondheim."
Je ne saurais que trop vous conseiller la série "Le Combat Ordinaire".
mardi 19 mai 2009
Culture, culture...
L'ENFANT MAUDIT
De toute sa vie Gabriel ne s'est jamais plaint. Il n'a jamais osé se poser de questions non plus. Qui étaient ses vrais parents, par exemple ? Pourquoi en 1945 a-t-il été adopté par un couple de paysans de la Creuse ? Pourquoi un flic le traite-t-il un jour de "rejeton de Boche" ? Pour Gabriel, il est temps d'explorer ses origines.
En fouillant son histoire, l'"enfant maudit" va fouiller des épisodes obscurs de l'Histoire de France. Et d'ailleurs, en même temps que Gabriel, le pays entier se remet en question. Car ce moment, c'est mai 68…
Monin et Galandon m'avaient marqué avec "l'Envolée Sauvage", ils recommencent avec une histoire qui remonte à la seconde guerre mondiale, en parlant de ses françaises qui avaient des relations avec des soldats allemands. Le récit est fluide, flash-backs et histoire principale s'enchaînent sans qu'on s'y perde.
Une histoire pleine de sensibilité servie par un dessinateur qui confirme son coup de crayon avec ses visages aux traits anguleux et expressifs. On y sent l'influence de Cyril Pedrosa("Ring Circus"), mais il semble s'en détacher.
La palette des couleurs est agréable, changeante selon la période, des très belles atmosphères.
Le petit plus avec la première édition est un cahier graphique de 8 pages, avec des études de personnages, des lieux...
Un premier tome promettant, et arrivé à la fin, on en redemande encore. À suivre...
L'enfant maudit
Scénario : Laurent Galandon
Dessin : Arno Monin
Edition : Bamboo
Collection : Grand Angle
Date de parution : dispo(sortie le 6 Mai 2009)
Scénario : Laurent Galandon
Dessin : Arno Monin
Edition : Bamboo
Collection : Grand Angle
Date de parution : dispo(sortie le 6 Mai 2009)
2 tomes prévus
L'ÉTRANGE VIE DE NOBODY OWENS
C'est un roman noir, gris et blanc, c'est un livre sur l'enfance, c'est un livre où il y a de l'humour, de la tendresse et l'humanité, c'est un livre sur l'apprentissage, sur comment grandir, c'est un livre sur la vie, avec ses bosses et ses nids de poule, mais aussi ses moments de bonheur.
C'est un livre rempli de rêves et de douceur, qui entraîne dans des cimetières remplis de fantômes et de goules, de personnages effrayants.
C'est un livre magique avec de belles illustrations de Dave McKean. Ce livre est profond et on y plonge avec délice...
PROVA D'ORCHESTRA
Dans une église du XIIéme siècle, un chef d’orchestre essaie de mener à bien une répétition. Le film est tournée semblable à un documentaire télévisé, mené par des interviews. Musiciens et délégués syndicaux se rebellent jusqu’à l’apothéose pour retrouver l’unisson musical. Fellini n’a jamais voulu faire un film politique. Mais seulement un film qui interprète l’émotion ressenti lorsque les musiciens s’unissent harmonieusement après la cacophonie des préparatifs. Il parle de communion, de passion, d’envolées spirituelles et de sensations vitales.
Un film étonnant avec un magnifique dérapage contrôlé, plein de poésie sur le monde musical sur fond politique. Fellini est véritablement "il Maestro" non seulement de l'orchestre mais aussi du film, épaulé par la superbe musique de Nino Rota.
Voilà pour aujourd'hui. Alors je ne sais pas pourquoi tout est souligné, blogger déconne encore...
lundi 6 avril 2009
JE TUE DES GÉANTS
Pas moi mais elle:

Oui, elle n'a pas l'air comme ça.
Barbara Thorson est une jeune fille presque comme les autres. Alors que les filles de son âge sont toutes absorbées par les derniers événements cathodiques, Barbara, elle, préfère Donjons et Dragons. Si elle fréquente le collège Birch, c’est le plus souvent du bureau du principal, M. Marx, pour y chercher punitions et heures de colle. Il faut dire que face à Taylor et ses misérables tentatives de racket, elle n’hésite pas une seconde à se défendre, bec et ongles. Et l’ambiance à la maison n’est pas vraiment meilleure... Barbara possède un sens des responsabilités aussi affûté que ses réparties : c’est une lectrice assidue de récits épiques où des chevaliers sauvent le monde de terribles géants destructeurs et cruels ! Les Géants justement... Elle est prête à tout pour les empêcher d’envahir le monde. Envers et contre tous, elle, une toute jeune fille épaulée par de minuscules pixies, et par Coveleski, un marteau légendaire dont elle ne se sépare jamais...
Mon avis :Cette bande-dessinée laisse un libre interprétation au lecteur, c'est toujours à la limite du fantastique et dramatique mais sans jamais y tomber. Son heroïne est attachante, cette fille à part menant le combat contre ses propres démons a la réplique cinglante. Le style graphique oscille entre manga et bande-dessinée orientale, le dessinateur a su habilement mélanger les deux, ce qui rend un trait noir et simple épaulé par un beau gris et des touches de blanc. Cet histoire est prévue en deux tomes, elle est émouvante et originale, elle est pleine de sensibilité et puissante.
Oui, elle n'a pas l'air comme ça.
Barbara Thorson est une jeune fille presque comme les autres. Alors que les filles de son âge sont toutes absorbées par les derniers événements cathodiques, Barbara, elle, préfère Donjons et Dragons. Si elle fréquente le collège Birch, c’est le plus souvent du bureau du principal, M. Marx, pour y chercher punitions et heures de colle. Il faut dire que face à Taylor et ses misérables tentatives de racket, elle n’hésite pas une seconde à se défendre, bec et ongles. Et l’ambiance à la maison n’est pas vraiment meilleure... Barbara possède un sens des responsabilités aussi affûté que ses réparties : c’est une lectrice assidue de récits épiques où des chevaliers sauvent le monde de terribles géants destructeurs et cruels ! Les Géants justement... Elle est prête à tout pour les empêcher d’envahir le monde. Envers et contre tous, elle, une toute jeune fille épaulée par de minuscules pixies, et par Coveleski, un marteau légendaire dont elle ne se sépare jamais...
Mon avis :Cette bande-dessinée laisse un libre interprétation au lecteur, c'est toujours à la limite du fantastique et dramatique mais sans jamais y tomber. Son heroïne est attachante, cette fille à part menant le combat contre ses propres démons a la réplique cinglante. Le style graphique oscille entre manga et bande-dessinée orientale, le dessinateur a su habilement mélanger les deux, ce qui rend un trait noir et simple épaulé par un beau gris et des touches de blanc. Cet histoire est prévue en deux tomes, elle est émouvante et originale, elle est pleine de sensibilité et puissante.
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scénario: Joe Kelly
dessin: J.M. Ken Niimura
couleurs: J.M. Ken Niimura
éditeur: Quadrants
prix: 15€
dessin: J.M. Ken Niimura
couleurs: J.M. Ken Niimura
éditeur: Quadrants
prix: 15€
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samedi 6 septembre 2008
Me suis ruée dans les librairies pour acheter...
image: actusf
Corpus Crispies, Lupano/Mako
Derrière les murs de la cité forteresse de Chritopolis, c’est un monde à l’agonie qui tente de survivre en chantant des cantiques et en se gavant d’hosties croustillantes aromatisées au bacon.
À Christopolis on prie Le Créateur qui semble avoir résilié son abonnement… On prie surtout pour que dehors, dans ce grand bain d’hostilité, loin des murs protecteurs de la dernière cité, il reste d’autres hommes pour renouveler le cheptel.
"Tu m'as dit que c'était pas l'enveloppe qui faisait les hommes, mais ce qu'ils ont dans le coeur ! Et celui-là c'était pas un humain, j'en suis sûr ! Ca ressemblait, mais c'était pas un humain !
- Et alors ?
- Eh ben alors, si c'est pas un humain, c'est pas grave qu'on en mange.
- T'es un détraqué, Angel."
Mon avis: bien sympa comme premier tome, l'humour est présent, comme les belles mises en couleurs. À suivre...
image: bd news
Coupures Irlandaises, Kris/ Bailly
À l’occasion d’un voyage linguistique à Belfast, deux jeunes bretons, Nicolas et Chris, découvrent la dure réalité du conflit Nord Irlandais.
Le voyage est long pour les apprentis polyglottes et l’arrivée en Ulster les surprend. Pluie, grisaille, douaniers nerveux, pluie, militaires, barrages, pluie…
Autre déconvenue : nos deux amis n’habiteront pas sous le même toit, Nicolas restera dans une famille ouvrière catholique alors que Chris doit se rendre chez une famille protestante nettement plus aisée.
Chris se sent peu d’affinités avec eux. Trop gentils pour être honnêtes.
Mais pour les deux jeunes gens, la découverte de l’Irlande passera également par la découverte des filles…
Un dossier de 16 pages complète ce récit avec la participation d'historiens spécialistes de l'Irlande du nord, mais aussi de différents acteurs du récit et du conflit.
Mon avis: Une bd avec une mise en couleur tradi, un beau travail de peinture, beaux dessins, et le scénario en vaut vraiment le coup. Coup de coeur.
image: manga news
Ya san, Huang Jia Wei/ Wang Bang
Ya San est un jeune homme qu'une maladie étrange empêche de s'exposer librement à la lumière. Lorsqu’on découvre son amie noyée, il décide de quitter son quartier misérable et de s'aventurer dans la Zone pour trouver les origines de la malédiction qui frappe les habitants des environs. C'est pour lui le début d'une quête dangereuse qui le mènera jusqu'à l'impensable !
Mon avis: Manga chinois très sombre, les dessins ne sont pas encrés mais juste crayonnés avec un talent incroyable, on y retrouve de la matière, un univers sombre et mélancolique, et un questionnement sur la pollution, l'environnement. Coup de coeur!
mardi 15 juillet 2008
Là où vont nos pères
Nouvelle rubrique, je vais me mettre à la chronique de bd, ou du moins critique^^, je vais essayer de tenir le rythme d'une semaine pendant les vacances, et vu que je suis en prépa après, eh bien on va dire une toutes les deux semaines au mieux.
Coup de coeur de la semaine: Là où vont nos pères

Photo: bd angoulême
Un homme part, laissant derrière lui femme, enfant, et sa misère. Il part avec l'espoir de trouver une vie meilleure dans un pays inconnu, de l'autre côté de l'océan. Il découvre une ville déconcertante, où absolument tout lui est étranger, du langage aux coutumes. Avec rien de plus qu'une valise et quelques billets, il cherche un endroit où vivre, et le moyen de gagner sa vie. Il est aidé par d'autres étrangers, chacun ayant son histoire personnelle de lutte et de survie dans un monde de violence, de bouleversement et d'espoir. Cette bande dessinée est l'histoire de tous les migrants, tous les réfugiés, toutes les personnes déplacées, un hommage à ceux qui ont fait le voyage...
La première chose qu'on peut dire de cette bande-dessinée, c'est qu'elle est surprenante, tout d'abord elle est muette. Aucune parole, que des images dans des tons sépias. Le dessin est d'une grande qualité, d'un réalisme frisant l'académisme, le personnage évolue dans un monde onirique, où l'on se perd entre rêve et cauchemard, nous errons dans un monde d'immigration, thème d'actualité et universel dans notre monde à nous.
Ce one-shot est signé Shaun Tan, illustrateur et auteur d'origine, sino-australienne, qui a reçu le prix du meilleur artiste aux World Fantasy Awards de Montréal en 2001.
Un bande-dessinée muette qui mérite de faire beaucoup de bruit car une force incroyable se dégage de cet album.
site de l'auteur: Shaun Tan

Photo: nouvel obs

Photo: cushmok
En espérant vous donner envie de la lire...
Je débute, soyez pas méchants.
Coup de coeur de la semaine: Là où vont nos pères
Photo: bd angoulême
Un homme part, laissant derrière lui femme, enfant, et sa misère. Il part avec l'espoir de trouver une vie meilleure dans un pays inconnu, de l'autre côté de l'océan. Il découvre une ville déconcertante, où absolument tout lui est étranger, du langage aux coutumes. Avec rien de plus qu'une valise et quelques billets, il cherche un endroit où vivre, et le moyen de gagner sa vie. Il est aidé par d'autres étrangers, chacun ayant son histoire personnelle de lutte et de survie dans un monde de violence, de bouleversement et d'espoir. Cette bande dessinée est l'histoire de tous les migrants, tous les réfugiés, toutes les personnes déplacées, un hommage à ceux qui ont fait le voyage...
La première chose qu'on peut dire de cette bande-dessinée, c'est qu'elle est surprenante, tout d'abord elle est muette. Aucune parole, que des images dans des tons sépias. Le dessin est d'une grande qualité, d'un réalisme frisant l'académisme, le personnage évolue dans un monde onirique, où l'on se perd entre rêve et cauchemard, nous errons dans un monde d'immigration, thème d'actualité et universel dans notre monde à nous.
Ce one-shot est signé Shaun Tan, illustrateur et auteur d'origine, sino-australienne, qui a reçu le prix du meilleur artiste aux World Fantasy Awards de Montréal en 2001.
Un bande-dessinée muette qui mérite de faire beaucoup de bruit car une force incroyable se dégage de cet album.
site de l'auteur: Shaun Tan
Photo: nouvel obs
Photo: cushmok
En espérant vous donner envie de la lire...
Je débute, soyez pas méchants.
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