dimanche 9 août 2009

Troisième jour

Tony Clifton Circus
Absurde, démesure, provocation, jouissance : Tony Clifton Circus offre, avec son Rubbish Rabbit, une palette élargie de l’art du clown, celui des grands, dans la lignée du génial Leo Bassi. Cette lignée, ils la revendiquent, par respect. Et du respect, ils en ont à revendre, pour les spectateurs, d’abord, même s’ils les entartent et leur envoient des éclats de melon à la figure. Mais c’est au nom de la démocratie et de la liberté qu’ils vont dans les extrêmes, évoquant les crises économiques et sociales, les misères affectives dont leurs pirouettes gaguesques désamorcent la lourdeur supposée. Car il s’agit ici de profondeur, celle où peuvent aller les clowns lorsqu’ils sont cyniques et pointent les troubles sous les éclats de rire dont ils abreuvent la salle. Salutaire, ce Tony Clifton Circus venu d’Italie, la patrie des paillasses qui savent renouveler leur genre en creusant profond leurs racines ! Car on rit, on rit, ravis par ces adultes qui se comportent comme des enfants, sans limite, sans interdit.


Cie Carabosse
C'est en 2006, lors d’une Installation de Feu , dans un petit village du centre de la France que la Compagnie Carabosse a rencontré les frères Thonessen. Francis Menain, cantonnier et garde champêtre du village, était chargé d’ accueillir et de se rendre utile pour l’équipe durant toute la semaine d’installation. C’est lors d’un apéro prolongé que Francis leur a parlé de ces trois frères et de ce fameux Filoscope. Après deux longues heures de discussion bien arrosée où Francis leur conta la vie de ces trois frères et de leur invention unique, les gars de Carabosse sont tombés sous le charme. Le lendemain soir , Francis invitait trois quatre de l’équipe ,dont les deux capots, à venir rencontrer les frères Thonessen. Le choc fût grand quand ils découvrirent dans l’arrière cour, entre le jardin et le poulailler cette merveille d’ingéniosité : ce filoscope !!!
C’est un triptyque de trois générations que raconte le Filoscope… … par la bouche et les mains des trois frères…les trois derniers !
Une histoire pleine de tendresse qui enveloppe les rires et les larmes… Une histoire où le public vient voir et écouter les sentiments en direct de la vie des frères Thonessen …
« … Et si on commençait par manger des œufs ? » a dit « Le Grand ».

























Cie La Patriotico Interessante
Juste un aperçu, car j'étais très mal placée, et c'était entre deux spectacles.
La Patriotico Interesante est née et vit dans la rue. Car dans la rue tout est espace pour l’émergence du rire et de la colère. « Kadogo » est un spectacle théâtral et musical pour tout public qui traite de la lourde problématique des enfants soldats au Chili et plus largement dans le monde. L’espace circulaire scénique confronte trois musiciens, « seigneurs de la guerre », à la « grande poubelle », espace symbolique où vivent ces enfants soldats. Interviennent aussi tour à tour des politiciens, des médias, des ONG, des citoyens. Cette thématique grave est abordée avec une énergie contagieuse, un souci du détail et de l'image, par cette compagnie qui utilise la rue, ou plutôt ici la prairie de la Garenne, comme une tribune pour toucher le spectateur de plein fouet.
Site: "Kadogo"

Cie Galapiat
ivre dans la peur ne mène pas à grand chose. Identifions les risques et les dangers pour apprendre à dépasser nos peurs. Parce qu'en vrai, la crainte de la menace est pire que sa réalisation. C'est une invitation à oser, à tout tenter, que l'on soit tête brulée, sage ou poule mouillée. Un spectacle sans papier peint, fait de surprises, de jeux et de risques. La compagnie Galapiat joue avec son cirque et jongle avec sa musique. Rien que pour le plaisir. Ou presque.

« Le risque... Mais quel risque ?
Sans défense et sans apparat, les artistes crient ici leur appétit de vivre, leur désir de faire.
Le spectacle ne parle pas du risque. C'est un spectacle qui se risque. Le risque, c'est le corps même du spectacle. Une vibration. Il ne parle de rien, le spectacle, mais il parle.
Et surtout, il risque directement ce qu'il raconte. Il se risque au mystère, au danger, à l'émotion, aux châteaux de sable, aux tremblements, à la maladresse, à la défaite, aux cris...
Le spectacle se risque au silence, et à parfois trop de bruit.

Ce spectacle est un rituel. Une suite de rituels : la mise en relation, le sacrifice, le passage à l'âge adulte.
Un spectacle tribal qui met en jeu les tribulations d'une tribu.
Un spectacle qui balance entre le désir de partager et l'intransigeance de la liberté. » Cie Galapiat.




L'Illustre Famille Burattini
L’illustre Famille Burattini élabore des interventions sans cesse renouvelées, du spectacle le plus court du monde au spectacle qui dure douze jours.
La compagnie favorise le travail autour de l’enfance, du féerique et du mythique.
Elle joue avec les mythes et les mots, mêle fiction et tradition, avec maestria.
Elle refuse les clichés, les poncifs lénifiants qui conspirent à une vision de l’enfance engluée dans la bêtise, la crédulité et l’angélisme ; les flèches de Burattini atteignent les duperies parentales et les hypocrisies sociales qui préparent les enfants à être résignés, futurs cocus d’infini.
Ces saltimbanques du théâtre de rue n’y vont pas par quatre chemins pour nous dire nos quatre vérités...









Une très belle soirée, riche en surprise et en émotions, des coups de coeurs et de gueule. Un voyage unique dans le théâtre de rue.

jeudi 6 août 2009

Deuxième jour


Bon lui, il faisait pas partie du festival mais il m'a quand même attrapé. C'est un pianiste qui joue du Chuck Berry et qui veut faire le tour de l'Amérique en jouant du piano, un pianiste philosophe qui veut sauver la planète en occupant les gens avec de la musique pour que pendant ce temps-là, ils ne polluent pas. Je me suis retrouvée à jouer du piano("jouer" est un grand mot) devant tout le monde en face de la mairie. Il voulait m'embarquer, bon jouer du piano, ok, mais là j'ai dit non.

Cie Dérezo
Née en 1996 de la rencontre de comédiens et techniciens issus pour la plupart de l'ENSATT (Ecole de la rue Blanche) et mus par une même envie de théâtre, la Compagnie Dérézo a évolué depuis, au fil des rencontres artistiques.
Une étape importante fut l'implantation d'une équipe de 10 professionnels, artistes, techniciens et administratifs, en mai 2000 à Brest.

Au fil des rencontres, Dérézo est devenu un collectif d'artistes, sous la direction d'un metteur en scène, Charlie Windelschmidt ; paradoxe, où chacun doit se sentir responsable de la chimie mise en place lors de l'élaboration d'un spectacle.
La posture de la plasticienne, des créateurs son, lumière, plateau, du metteur en scène, de l'acteur, de l'auteur est identique : toute proposition a la même valeur artistique dans l'acte de recherche théâtrale.

La notion de collectif s'est peu à peu imposée, mêlant aventure humaine et aventure théâtrale, afin de mieux remettre en cause notre engagement d'artiste dans la cité, et d'offrir une permanence artistique.

Il aura fallu apprendre, autant sur les plateaux que dans les bureaux, à cerner puis à nommer ce point focal qui nous constituait. Cette singularité qui regardait le théâtre comme nous ne l'avions pas appris.

Dans ses recherches, la compagnie propose des formes se déployant en salle comme en extérieur, en France comme à l'étranger.

Autant de lieux, autant de gens, autant d'arts.

Se poser la question du « quoi jouer ? », celles du « où jouer quoi ? » et « pour qui ? », donc « comment ? ».
Rêveurs sur le fil de l'arrogance, c'est la rage qui anime notre obsessionnelle question : « comment être humain ? ».





Deuxième ouverture


Le reste de la soirée j'ai revu Acidu et j'étais en accueil public sur Réverbère, et après il a plu, trop.

mercredi 5 août 2009

Ouverture




Ouverture du festival à Guerlesquin à 19h12 pétantes!


Cie Acidu
Inspiré par la fermeture provisoire et malencontreuse du Café-tabac de St Fulbert en Conchon, Antoine Tricot, son curé, a décidé de sauver le monde de la sécheresse. Il entraine alors la Chorale paroissiale dans un périple thématique et musical à travers le monde et ses préoccupations. Un spectacle aussi étonnant qu'hilarant.
"Partir c'est mourir un peu...Et mourir c'est partir beaucoup!"




















Pause en fanfare



Cie Réverbère
Lorsque l’on assiste au spectacle de la
compagnie Réverbère, on assiste à des numéros étonnants de jonglerie : balles, diabolos, équilibres… mais avant tout, on rencontre un personnage : il parle, crie, interpelle le public, improvise à la moindre occasion... Grâce à un sens du rythme, de la scène et du public qu’il a appris à maîtriser au fil des ans dans la rue, il pousse le burlesque à son paroxysme et nous entraîne jusqu’à nous faire devenir acteurs à part entière du spectacle… Rires garantis !!!



dimanche 2 août 2009

FAR 2009




FAR du Pays de Morlaix
Festival International de création de théâtre de rue en Bretagne


23è édition : du mardi 4 au vendredi 7 août 2009

21 compagnies - 23 créations
4 soirées de spectacles - 8 pays représentés

En faisant la part belle aux créations les plus récentes, le FAR du Pays de Morlaix cultive au fil des éditions sa singularité dans le paysage national des festivals de Théâtre de rue. Cette vitrine de la création contemporaine en espace public s’est imposée ces dernières années comme l’un des événements majeurs de l’été culturel en région Bretagne. En 2008, la formule a séduit près de 30 000 spectateurs !

En cet été 2009, tout débutera le mardi 4 août à 19h12 à Guerlesquin dans la continuité du Mai des Arts autour d'un grand repas champêtre, avant de rejoindre le cœur de la ville de Morlaix pour trois soirées de spectacles et de rencontres les mercredi 5, jeudi 6 et vendredi 7. Rendez vous à 18h18 au théâtre et à partir de 19h12 dans les rues, sans oublier les "Rendez vous décalés" ou la rencontre professionnelle et citoyenne du jeudi 6 à 10H10...

Du mardi 4 au vendredi 7 août 2009, c'est à un tour du monde en 80 rendez-vous de spectacles que vous convient Le Centre National des Arts de la Rue le Fourneau, Morlaix Communauté et leurs partenaires.

Au plaisir de vous y retrouver !


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Et moi j'y suis bénévole depuis trois ans.

Site: FAR 2009